L’analyse des actes d’incivilité et de la délinquance ont démontré, tout au long des années 2018 et 2019, que les conditions de vie des habitants des quartiers nord de Melun sont troublées et soumises à rude épreuve. Dans le cadre de la tranquillité résidentielle dont la mission est dévolue au référent sûreté, André Rastoll, et missionné par, « le groupement inter-bailleurs » (3F, TMH, FSM et H77) a décidé de faire appel aux services de la société « Protection Plus », spécialisée dans la mission de prévention. Cette initiative permet d’afficher depuis le 15 décembre dernier, la visibilité d’une sécurité au quotidien entre 18 h et 2 heures du matin, pour mieux prévenir les incivilités et les infractions, afin de ramener, à terme, une meilleure tranquillité résidentielle.

Les agents de Protection+ ont reçu une bonne formation faisant appel à des notions de police de proximité et de gestion des foules. Complétant l’action expérimentée du commissariat et celle de la police municipale, ils agissent en sécurité pour effectuer des patrouilles au sein des résidences les plus impactées par les troubles à la jouissance paisible des lieux.

A 18 heures, les trois agents dont un chef d’équipe, prennent en compte un véhicule de fonction au siège d’HABITAT 77. En uniforme conventionnel et sans arme, ils accomplissent des missions de prévention fixées par HABITAT 77 et font preuve d’initiative dans les limites de leurs fonctions. En relation avec le standard de Sofratel qui enregistre les appels des locataires, ils sont orientés sur le terrain, en temps réel, vers des faits importants (occupations illégales des lieux, troubles de voisinage, incendies, dégradations, violences, etc.) tout en étant en liaison avec le centre opérationnel de la police nationale auquel ils signalent les faits graves. En fin de mission, ils établissent un compte-rendu détaillé du déroulement de leur service qu’ils adressent directement au référent sûreté afin que des mesures de signalements, de réparations, voire de dépôts de plaintes, soient immédiatement engagées par les services de proximité.

Ces personnels sont confrontés très souvent à des groupes de jeunes qui occupent les espaces et fument dans les locaux communs. Même s’ils bénéficient d’une certaine autorité naturelle, ils ne répondent pas aux provocations proférées volontairement à leur encontre et adoptent en permanence une attitude ferme et déterminée pour ramener le calme là où ils conduisent leur mission. Ainsi, ils s’adressent poliment aux occupants et les invitent à quitter les lieux s’ils n’ont pas de justification particulière à y demeurer. Leur action est plutôt bien comprise. Mis à part quelques tensions nerveuses de courte durée dans les résidences les plus sensibles, il n’y a eu, fort heureusement, aucune confrontation physique avec les jeunes des quartiers.

Cette surveillance menée quand et où il le faut, permet d’obtenir une action préventive indéniable. Les barrages d’escaliers par des caddies, mis en place volontairement pour ralentir voire empêcher les forces de l’ordre de contrôler des individus suspects, ont été fortement réduits. Certains points de ventes de produits stupéfiants ont été abandonnés même s’ils ont été probablement remplacés ou déplacés dans d’autres lieux.

Par ailleurs, durant ces dernières semaines, les agents de “Protection Plus” ont dû faire face à de nombreux troubles sonores provoqués par des “Rodéos Motos Cross”, ce qui a fortement dérangé les habitants de nos quartiers. Ils n’ont pas manqué de rappeler à l’ordre certains pilotes et de s’intéresser à certains perturbateurs régulièrement mis en demeure de cesser leurs agissements. Le commissariat de police a pu, dans un temps très court, mettre un terme à certains comportements en procédant notamment à la saisie des véhicules.

Au total, c’est plus de 3000 personnes qui ont été rencontrées et abordées par les agents de Protection + durant le 1er trimestre 2020, ce qui représente environ 700 groupements de personnes gérés par ce service. Il faut noter que ces personnels travaillant en trinôme font face régulièrement à des rassemblements très importants allant parfois jusqu’à plusieurs dizaines d’individus. Aucun incident n’a été signalé après plus de cinq mois. Les résultats obtenus sont encourageants et sont de nature à ramener progressivement la tranquillité résidentielle là où elle est troublée ou susceptible de l’être.